Témoignage de Kenneth McEwan

 

Professeur au

 

Ridgetown College, University of Guelph

 

 

 

 

Témoignage de Kenneth McEwan, Professeur au Ridgetown College, University of Guelph

 

Pour The U.S. House of Representatives (Chambre des Représentants des E.U.)

 

Devant le House Committee on Agriculture (Comité Intérieur de l’Agriculture)

 

le 29 Juin 2000

 

Sur l’Evaluation des Prix des Pesticides

 

 

(Extraits)

 

 

2.0 Théorie économique

 

 

Les modèles économiques qui se sont révélés les plus appropriés à l’industrie des pesticides sont ceux qui suggèrent que la concurrence est un processus et que les sociétés sont en concurrence sur bien plus que les prix. Ces modèles mettent en évidence l’importance des obstacles pour entrer dans l’industrie et attachent peu d’importance au nombre de firmes desservant un marché particulier. Le degré de concurrence est défini par la capacité des firmes à découvrir les préférences de leurs clients et les atouts de leurs rivaux, par la capacité d’innover, de différencier leurs produits, de serrer les prix, de faire leur publicité et de développer des relations personnelles avec les acheteurs ou vendeurs, pour faire valoir leur bonne volonté et leur réputation.

 

En outre, il y a eu quelques travaux d’économie qui suggèrent que les agriculteurs sont parfois irrationnels dans leurs décisions d’user de tels ou tels pesticides et ne choisissent pas nécessairement le maximum de profit. Cette théorie soutient l’idée que la concurrence dans le cas des pesticides est sujette à d’autres dimensions que le simple prix.

 

Il y a plusieurs explications théoriques qui permettent de comprendre les raisons pour lesquelles les prix peuvent varier d’un lieu géographique à un autre. Les explications les plus adéquates comprennent :

 

  1. le cas où les prix de produits pesticides similaires diffèrent suite aux différences de la demande (suivant la bonne volonté des agriculteurs pour payer) pour les pesticides dans deux pays ;

  2. le cas où les prix de produits pesticides similaires diffèrent suite aux différences de coûts qui proviennent de la variation en taille du marché et d’autres facteurs de distribution et de vente dans les deux pays ;

  3. le cas où les prix de produits pesticides similaires diffèrent suite à la capacité de segmenter les marchés, suivant les différences dans la demande (en particulier celles liées à la disponibilité de formules de substitut) dans les deux pays ;

  4. et le cas où le cas où les prix de produits pesticides similaires diffèrent suite à des exigences différentes de brevet et/ou d’enregistrement dans les deux pays.

 

En conclusion, cet arrière-plan théorique, sur la concurrence et les raisons pour lesquelles les prix sont susceptibles de différer entre les régions, fournit un cadre à partir duquel on peut examiner la différentiation des prix de pesticides. En général, il semble que les producteurs considèrent le marché des pesticides comme une courbe de demande inélastique, donc serrer les prix ne revient pas à maximiser le revenu total, mais plutôt la différentiation des prix (c’est-à-dire quelle innovation cela apporte au marché, par exemple la sécurité des récoltes), les relations personnelles et le service s’ajouteront aux profits.

 

 

 

4.0 Comparaisons des prix de pesticides avec d’autres pays

 

Un rapport a comparé les prix internationaux des pesticides et a montré des différences substantielles entre les prix suivant les pays et les produits. < Rapport se référant à un tableau de l’indexation des prix. > Pour les raisons données dans l’étude, les marchés individuels nationaux sont en effet largement isolés les uns des autres, même quand le libre échange existe. Par conséquent, l’industrie des produits agrochimiques, d’un point de vue global, n’est pas dans un environnement concurrentiel au niveau des prix. Les raisons pour cela incluent les différences entre les règles d’étiquetage, les exigences réglementaires, les formulations et le cycle des périodes de croissance. Si les firmes sont effectivement en concurrence, la majorité de leurs produits sont suffisamment différenciés pour que les firmes soient aptes à être des donneurs et non des preneurs de prix. Une telle différentiation peut provenir d’une source naturelle (résistance, facteurs saisonniers) ou de systèmes de distribution avec valeur ajoutée.

 

Le rapport australien a conclu que le prix des pesticides n’est pas basé sur le coût mais déterminé suivant ce que le marché supportera. Les agriculteurs, en quelque pays que ce soit, ayant besoin de produits agrochimiques et se montrant les plus enclins à payer, sont soumis aux factures les plus élevées.

 

 

 

[legal-©]

 

 

Testimony on Pesticide Pricing

 

Prepared For The U.S. House of Representatives

 

Committee on Agriculture, Washington, D.C.

 

By Kenneth McEwan, Ridgetown College, University of Guelph

 

 

 

 (Extracts)

 

 

2.0 Economic Theory

 

 

The traditional economic models used to describe competition i.e. pure or perfect, and the derivative models of monopoly, duopoly and oligopoly, do not necessarily work very well when applied to the real world. These models have failed for a variety of reasons and two of these are: the requirement for detailed knowledge about cost structures of firms; and the lack of guidance to define the boundaries of a market or an industry.

 

 

Economic models that appear to have more relevance to the pesticide industry are the ones which suggest that competition is a process and that firms compete on more than just price. These models emphasize the importance of barriers to entry into the industry and place little relevancy on the number of firms serving a particular market. Competition is defined as the ability of firms to discover the preferences of their customers, the capabilities of their rivals, the ability to innovate, to differentiate their products, to price cut, ability to advertise, and to develop personal relationships with buyers or sellers to enhance good will and reputation.

 

Further, there has been some economic work which suggests that farmers are sometimes irrational in their pesticide use decisions and are not necessarily profit maximizers. This piece of theory supports the notion that competition for pesticides is likely to be expressed in several dimensions other than simply price.

 

There are several theoretical explanations that allow one to understand the reasons why prices may vary from one geographic location to another. The most relevant explanations include:

 

  1. the case where prices of similar pesticide products differ as a result of differences in the demand (the farmer=s willingness to pay) for the pesticides in the two countries;

  2. the case where prices of similar pesticide products differ as a result of differences in costs that arise due to the variation in the size of the market and other delivery and sales factors in the two countries;

  3. the case where prices of similar pesticide products differ as a result of the ability to segment markets due to differences in demand (particularly those related to the availability of substitute formulations) in the two countries; and

  4. the case where prices of similar pesticide products differ as a result of different patent and/or registration requirements in the two countries.

 

In conclusion, this theoretical background on competition and why prices are likely to differ between regions provides a framework from which to examine differing pesticide prices. In general, it would appear that manufacturers view the pesticide market as having an inelastic demand curve, thus cutting price is not going to maximize total revenue, rather product differentiation (i.e. what new innovation it brings to the market e.g. crop safety), personal relationship, and service will add to profits.

 

 

 

4.0 Pesticide Price Comparisons With Other Countries

 

The following discussion is based on results found by the Prices Surveillance Authority in Australia completed in 1993. This report is relevant to any discussion on different pesticide prices between various jurisdictions for a variety of reasons. It clearly documents similar products having different prices in various countries despite free trade existing. Further, the study breaks down pesticide costs by component.

 

The report compared international pesticide pricing and showed substantial differences in prices across countries and products as illustrated in Figure 1. For reasons given in the study individual country markets are in effect largely insulated one from the other even though free trade may exist. As a result the farm chemical industry at a global level is not a competitive industry with respect to prices. The reasons for this include differences in labeling regulations, regulatory requirements, formulations and timing of growing seasons. While Australian firms do compete, the majority of their products are sufficiently differentiated for

 

 

firms to be able to be price makers not price takers. Such differentiation can occur from a natural source (resistance, seasonal factors) or from value-added delivery systems.

The Australian report concluded that pesticide pricing is not cost based but determined according to what the market will bear. Farmers in whichever country needing the chemical the most and exhibiting a higher willingness to pay, are charged the highest prices.

 

 

Testimony on Pesticide Pricing

Prepared For The U.S. House of Representatives

Committee on Agriculture, Washington, D.C.

By Kenneth McEwan, Ridgetown College, University of Guelph

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